C'est la première question qu'on nous pose, et la réponse est plus simple qu'il n'y paraît. En France, ce n'est pas la taille du bateau qui déclenche l'obligation de permis, ni le nombre de passagers : c'est la puissance du moteur. Au-delà de six chevaux, il faut être titulaire du permis plaisance option côtière. En dessous, n'importe qui peut prendre la barre.
La règle des six chevaux
Six chevaux, c'est peu. Cela couvre les petites barques de pêche et quelques semi-rigides d'initiation, rarement plus. Dès que vous visez un bateau capable de rallier une crique en moins d'une heure, vous êtes largement au-dessus du seuil, et le permis devient obligatoire pour la personne qui pilote — pas pour les passagers.
Ce qui change avec un skipper
Louer avec skipper fait disparaître la question. Le professionnel à bord détient le titre requis, connaît la zone et engage sa responsabilité. C'est aussi, dans les faits, ce que choisissent la grande majorité des groupes : personne ne veut passer sa journée à surveiller un sondeur.
- Moteur de plus de 6 CV : permis côtier obligatoire pour le pilote.
- Voilier sans moteur ou de moins de 6 CV : aucun titre exigé.
- Navigation à plus de 6 milles d'un abri : le permis hauturier prend le relais.
- Location avec skipper : aucune démarche de votre côté.
Et à l'étranger ?
L'Italie et l'Espagne appliquent des seuils différents, exprimés en kilowatts et en longueur de coque. Si votre itinéraire prévoit de passer une frontière maritime — depuis Menton vers la Ligurie, par exemple — signalez-le au moment de la réservation : le propriétaire vous dira si le titre français suffit.
« La bonne question n'est pas « ai-je le droit », mais « suis-je à l'aise ». Un permis obtenu il y a douze ans et jamais utilisé ne remplace pas un skipper un jour de mistral. »



